La Chaire de recherche Antoine-Turmel sur la protection juridique des aînés a eu le plaisir de recevoir la professeure Marie-Eve Bouthillier pour une conférence portant sur l’aide médicale à mourir.
Le Québec occupe une position singulière dans le paysage international de l’aide médicale à mourir (AMM), tant par son cadre législatif que par son parcours unique en termes de débats démocratiques sur cette question. Dix ans après l’adoption de la Loi concernant les soins de fin de vie et un an après l’entrée en vigueur du régime des demandes anticipées en matière d’AMM (DAAMM), il est aujourd’hui possible de dresser un portrait de la mise en œuvre et de l’évolution de ces pratiques.
Dans cette présentation, un état des lieux de l’AMM au Québec est fait en comparant son régime avec d’autres juridictions où une forme d’assistance à mourir est permise. Est également expliqué le fonctionnement du régime des DAAMM et partagerons certains constats entourant cette nouvelle pratique.
Enfin, une présentation est faite du Consortium interdisciplinaire de recherche sur l’AMM (CIRAMM) qui joue un rôle clé en générant des données empiriques inédites sur les pratiques, les expériences et les facteurs permettant de mieux comprendre le recours à l’AMM. Les premiers résultats de l’étude en cours auprès d’informateurs clés révèlent différents facteurs pouvant influencer le recours à l’AMM selon divers niveaux : caractéristiques personnelles, aspects organisationnels et facteurs sociétaux. Ces constats soulignent l’importance de poursuivre la recherche afin d’éclairer les politiques publiques et d’améliorer l’expérience des patients, des proches et des professionnels.
Rediffusion de la conférence :
Informations complémentaires
Pour en savoir plus sur la professeure Marie-Eve Bouthillier

Marie-Eve Bouthillier est professeure agrégée au Département de médecine de famille et de médecine d’urgence de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal (UdeM) et chercheuse régulière au Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM). Formée d’abord en psychologie, elle détient un doctorat (Ph.D.) en sciences humaines appliquées, option bioéthique de l’UdeM. Préalablement à l’obtention de son doctorat, elle a complété un DESS en bioéthique de l’UdeM, ainsi qu’une maîtrise en Medical Ethics and Law au King’s College de Londres (Angleterre). Pendant 20 ans, elle a pratiqué en éthique clinique et organisationnelle au CISSS de Laval, au sein duquel elle a fondé le Centre d’éthique. Ses intérêts de recherche portent sur les questions éthiques que posent les soins palliatifs et de fin de vie (SPFV), incluant l’aide médicale à mourir. Elle co-dirige le Consortium interdisciplinaire de recherche sur l’aide médicale à mourir (CIRAMM), une équipe de recherche qui vise à mieux comprendre le recours à l’AMM en contexte québécois. Ce projet est financé par le Fonds de recherche du Québec.