Nouvelle subvention de recherche

18 mai 2017

La professeure Christine Morin et la postdoctorante Johanne Clouet obtiennent une subvention de recherche de 23 000 $ de la Chambre des notaires du Québec.

Le projet de recherche subventionné porte sur « Les volontés médicales anticipées des aînés : regard sur leurs motivations, leurs besoins et leurs désirs ». Alors que certaines personnes âgées ont exprimé leurs volontés en matière de soins médicaux dans des directives médicales anticipées (DMA) et/ou dans un mandat de protection, d’autres n’ont absolument rien prévu en ce sens. Divers facteurs peuvent concourir à cette réalité. En effet, certaines personnes peuvent avoir rédigé leurs directives anticipées pour simplifier la vie de leurs proches, pour prévenir d’éventuels conflits familiaux ou pour éviter toute forme d’acharnement thérapeutique. D’autres, à l’inverse, peuvent ne pas s’être manifestées en ce sens parce qu’elles ignorent la loi, ne disposent pas des ressources financières suffisantes pour consulter un notaire ou méconnaissent leurs propres valeurs ou volontés en matière de soins.

Au-delà de ces motifs, peut-on penser que le réseau social et familial des personnes âgées influe sur leur décision de prévoir – ou non – leurs volontés en matière de soins de santé, en prévision de leur inaptitude ? En d’autres termes, peut-on croire qu’une personne qui est bien entourée, qui a un bon réseau social et familial, ne sent pas le besoin d’exprimer à l’avance ses directives quant aux soins qu’elle désire recevoir ou non, considérant que ses proches parents ou amis la connaissent suffisamment pour agir dans son intérêt, advenant son inaptitude ? Ainsi, les personnes âgées les plus susceptibles d’indiquer à l’avance leurs volontés en matière de soins sont-elles celles qui vieillissent seules, sans pouvoir compter sur un proche pour agir dans leur intérêt au moment où elles seront inaptes à consentir aux soins ? Ou encore, peut-on penser que les directives anticipées d’une personne âgée en matière de soins sont le fruit de pressions ou de menaces exercées à son endroit par des membres de son entourage ?

Telles sont les questions au centre du projet de recherche qui seront étudiées dans la prochaine année.